top of page

Cécile ANDRIEU

Frondaison Lettrée

C.A._FRONDAISON LETTRÉE-2
20260513_191429_resized
20260513_191426_resized
20260513_185811_resized
20260513_191210_resized

Le lieu a spontanément inspiré Cécile Andrieu : une sorte de majestueux "lustre" blanc constitué de centaines de mètres pliants dépliés pour dessiner chacun une lettre, la première lettre du nom d'une plante susceptible d'être cultivée dans une serre. Ex : Aloe veras, Begonias... Zamioculcas. En plus de son aspect ludique et insolite, l'installation a été conçue pour rappeler également que, comme les humains, les végétaux doivent leur existence à la lettre, au nom reporté sur un registre ou sur une étiquette. Mais en traçant ces lettres dans l'espace avec un outil de mesure c'est le changement de notation opéré avec le numérique qu’elle souligne. En effet, si elle garde son nom, la plante est, comme nous tous, identifiée le plus souvent par un code chiffré devenu la mesure de tout, qui dévitalise, rigidifie et ôte la poésie liée à la lettre.

Le promeneur sera libre de laisser son imagination vagabonder dans cette forêt de chiffres et de lettres. et aux heures d'ouverture de la serre de goûter aussi le cliquetis des mètres qui s'entrechoquent mis légèrement en mouvement par les déplacements d'air ou le frôlement des corps.

L'installation se compose de plus de 200 mètres suspendus aux points d'intersection de câbles tendus entre les pitons existants. Cécile Andrieu a exploité le fléchissement naturel des câbles, joué avec la longueur des fils de suspension des mètres dépliés et la longueur variable des lettres (ex : M plus court que L ou C) pour obtenir la courbure du "lustre".

Le matériau a aussi été choisi pour sa résistance à la lumière, à l'humidité et aux changements de température.

Comme la lettre, quelle que soit sa graphie ou la langue, est ce qu'il y a de plus commun aux êtres humains, le mètre, bien que remplacé de nos jours par des outils plus sophistiqués, est connu de tous. Pour une installation publique ouverte à un très large public cette proximité ou familiarité m'était importante.

En plus de l'aspect ludique et insolite, voire nostalgique du matériau, comme les humains, les végétaux doivent leur existence à la lettre, au nom reporté sur un registre ou sur une étiquette. Mais en traçant ces lettres dans l'espace avec un outil de mesure c'est le changement de notation opéré avec le numérique que Cécile Andrieu entend souligner. En effet, si elle garde son nom, la plante est, comme nous tous, identifiée le plus souvent par un code chiffré devenu la mesure de tout, qui dévitalise, rigidifie et ôte la poésie liée à la lettre.

 

Une installation visuelle et sonore : comme un majestueux "lustre" blanc ponctué de petits points rouges, pendant inversé de la verrière, qui illumine le site différemment suivant l'heure ou le temps et interpelle discrètement le promeneur. Libre à celui-ci d'identifier certaines lettres, de composer un mot, un texte, ou de laisser son imagination vagabonder dans cette forêt de chiffres et de lettres.

A propos

©2026 LE K.A.B . Responsable projet : Nathalie Borowski - Le K.A.B - Square des Batignolles - 75017 Paris -  k.a.b@free.fr - Tous droits de reproduction interdits

bottom of page