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Frondaison Lettrée

Installation in situ du 13 mai au 07 juin 2026 de Cécile Andrieu

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Le lieu a spontanément inspiré Cécile Andrieu : une sorte de majestueux "lustre" blanc constitué de centaines de mètres pliants dépliés pour dessiner chacun une lettre, la première lettre du nom d'une plante susceptible d'être cultivée dans une serre. Ex : Aloe veras, Begonias... Zamioculcas. En plus de son aspect ludique et insolite, l'installation a été conçue pour rappeler également que, comme les humains, les végétaux doivent leur existence à la lettre, au nom reporté sur un registre ou sur une étiquette. Mais en traçant ces lettres dans l'espace avec un outil de mesure c'est le changement de notation opéré avec le numérique qu’elle souligne. En effet, si elle garde son nom, la plante est, comme nous tous, identifiée le plus souvent par un code chiffré devenu la mesure de tout, qui dévitalise, rigidifie et ôte la poésie liée à la lettre.

Le promeneur sera libre de laisser son imagination vagabonder dans cette forêt de chiffres et de lettres. et aux heures d'ouverture de la serre de goûter aussi le cliquetis des mètres qui s'entrechoquent mis légèrement en mouvement par les déplacements d'air ou le frôlement des corps.

L'installation se compose de plus de 200 mètres suspendus aux points d'intersection de câbles tendus entre les pitons existants. Cécile Andrieu a exploité le fléchissement naturel des câbles, joué avec la longueur des fils de suspension des mètres dépliés et la longueur variable des lettres (ex : M plus court que L ou C) pour obtenir la courbure du "lustre".

Le matériau a aussi été choisi pour sa résistance à la lumière, à l'humidité et aux changements de température.

Comme la lettre, quelle que soit sa graphie ou la langue, est ce qu'il y a de plus commun aux êtres humains, le mètre, bien que remplacé de nos jours par des outils plus sophistiqués, est connu de tous. Pour une installation publique ouverte à un très large public cette proximité ou familiarité m'était importante.

En plus de l'aspect ludique et insolite, voire nostalgique du matériau, comme les humains, les végétaux doivent leur existence à la lettre, au nom reporté sur un registre ou sur une étiquette. Mais en traçant ces lettres dans l'espace avec un outil de mesure c'est le changement de notation opéré avec le numérique que Cécile Andrieu entend souligner. En effet, si elle garde son nom, la plante est, comme nous tous, identifiée le plus souvent par un code chiffré devenu la mesure de tout, qui dévitalise, rigidifie et ôte la poésie liée à la lettre.

 

Une installation visuelle et sonore : comme un majestueux "lustre" blanc ponctué de petits points rouges, pendant inversé de la verrière, qui illumine le site différemment suivant l'heure ou le temps et interpelle discrètement le promeneur. Libre à celui-ci d'identifier certaines lettres, de composer un mot, un texte, ou de laisser son imagination vagabonder dans cette forêt de chiffres et de lettres.

A propos

Artiste française basée à Paris et à Kanazawa (Japon), Cécile Andrieu poursuit une réflexion plastique sur notre relation avec la lettre ou le signe, toutes graphies et langues confondues, trace essentielle pour l'être humain dans l'espace et le temps, questionnant l'impact du numérique sur cette relation. Elle valorise aussi le silence qui précède le sens dans un monde toujours plus bruyant et bavard, comme l'esthétique et la retenue.

Créés à partir de livres, de dictionnaires, d'outils liés à l'écriture ainsi que d'autres matériaux, ses objets et installations éphémères sont présentés à l'internationale depuis les années 90 (Japon, Belgique, Suisse, République Tchèque, Chine, Espagne, France) dans des galeries et musées. Faisant de la confrontation avec différents espaces une source d'inspiration nouvelle, elle intervient également dans des lieux tels que jardins, piste de ski, usine et centrale hydroélectrique désaffectées ou bâtisse historique.

Le dédale des humeurs est un projet protéiforme autour de la météorologie. Mené en duo par Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine, il se développe sur internet et dans différents contextes d’exposition.
Le site web www.lededaledeshumeurs.com invite à découvrir un ensemble de situations narratives mettant en scène des personnages qui entretiennent tous un lien singulier avec la météo. Ces récits numériques esquissent diverses postures artistiques au travers des préoccupations, professions et hobbies de leurs protagonistes.
L’écriture évolutive de ces micro-récits porte également Julie et Raphaël à inventer des dispositifs et des sculptures qui oscillent entre valeur d’usage et fonction esthétique. L’installation de verreries au sein de la serre du jardin des Batignolles interagit avec la fonction
micro-climatique de cette architecture.

Ces sculptures sont inspirées des techniques de fabrication d’absorbeur d’humidité homemade. Au fur et à mesure de leur exposition, Les Absorbeurs révèlent donc un des paramètres sensible et invisible de la serre, son humidité.
Vous profiterez également du contexte, un jardin public parisien, pour faire de l’inauguration de cette installation un happening du Dédale des humeurs. Goutez aux Glaces atmosphériques inspirées par les variations chromatiques du ciel et laissez vous surprendre par le bruit de l’orage
qui arrive.



Mini-Bio

Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine sont diplômés de la Villa Arson, ils collaborent depuis 2016 autour d’un projet commun, Le dédale des humeurs. Ce projet autour de la météo a notamment exposé à Glassbox (2017) et à la Villa Belleville (2019).
Parallèlement, Julie poursuit un projet de recherche autour du motif léopard, soutenu à l’EHESS en juin dernier et actuellement en cours d’évolution vers une publication.
Raphaël développe une pratique personnelle de sculpture et co-dirige un atelier céramique à DOC.

Le dédale des humeurs est un projet protéiforme autour de la météorologie. Mené en duo par Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine, il se développe sur internet et dans différents contextes d’exposition.
Le site web www.lededaledeshumeurs.com invite à découvrir un ensemble de situations narratives mettant en scène des personnages qui entretiennent tous un lien singulier avec la météo. Ces récits numériques esquissent diverses postures artistiques au travers des préoccupations, professions et hobbies de leurs protagonistes.
L’écriture évolutive de ces micro-récits porte également Julie et Raphaël à inventer des dispositifs et des sculptures qui oscillent entre valeur d’usage et fonction esthétique. L’installation de verreries au sein de la serre du jardin des Batignolles interagit avec la fonction
micro-climatique de cette architecture.

Ces sculptures sont inspirées des techniques de fabrication d’absorbeur d’humidité homemade. Au fur et à mesure de leur exposition, Les Absorbeurs révèlent donc un des paramètres sensible et invisible de la serre, son humidité.
Vous profiterez également du contexte, un jardin public parisien, pour faire de l’inauguration de cette installation un happening du Dédale des humeurs. Goutez aux Glaces atmosphériques inspirées par les variations chromatiques du ciel et laissez vous surprendre par le bruit de l’orage
qui arrive.



Mini-Bio

Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine sont diplômés de la Villa Arson, ils collaborent depuis 2016 autour d’un projet commun, Le dédale des humeurs. Ce projet autour de la météo a notamment exposé à Glassbox (2017) et à la Villa Belleville (2019).
Parallèlement, Julie poursuit un projet de recherche autour du motif léopard, soutenu à l’EHESS en juin dernier et actuellement en cours d’évolution vers une publication.
Raphaël développe une pratique personnelle de sculpture et co-dirige un atelier céramique à DOC.

KabVisuel_BuffardEmine_INC_1.jpeg
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Julie BUFFARD-MORET &
Raphaël EMINE

Julie BUFFARD-MORET &
Raphaël EMINE

“Le Dédale des humeurs
Installation in situ
“Le Dédale des humeurs
Installation in situ

©2026 LE K.A.B . Responsable projet : Nathalie Borowski - Le K.A.B - Square des Batignolles - 75017 Paris -  k.a.b@free.fr - Tous droits de reproduction interdits

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